Avant toute chose, je tiens à rassurer Madame D, professeur des écoles, actuellement en charge de la classe de Miniature N°1 (et probablement, l’année prochaine, en charge de celle de Miniature N°2) : Ce qui suit n’est en aucun cas une critique envers vous. Je m’interroge juste sur une activité. Je n’ai rien à vous reprocher personnellement.
(Oui, Madame D. est une lectrice du blog. Mais elle a beaucoup d’humour)
Ces précautions étant prises, je m’en vais vous causer d’un sujet qui m’interpelle. Une question qui me trotte dans la tête depuis l’année dernière, déjà.
Peut-être vous souvenez-vous de cet article que j’avais écrit concernant les piètres résultats scolaires de Miniature N°1 en matière de flottaison sans frite (à lire ici avant toute chose pour ceux qui ne connaissent pas l’article).
(photo MAZINTOSH .COM)
Cette année, de nouveau, la classe de Miniature N°1 a la chance de pouvoir retourner à la piscine. Chouette, me disais-je, elle va probablement pouvoir montrer qu’elle sait flotter sans frite (nous l’avions entraînée tout l’été) et également prendre ses premiers cours de natation avec les maîtres-nageurs.
Il faut savoir que le premier jour de piscine est un jour décisif pour la répartition des enfants selon leur niveau de natation (et de flottaison avec ou sans frite). Les maîtres-nageurs demandent aux enfants d’effectuer quelques tests et décident qui ira avec eux et qui ira dans le groupe de la maîtresse.
Au retour de Miniature, je la questionne pour savoir dans quel groupe elle est (avec l’espoir qu’elle soit dans celui des maîtres-nageurs. Je vous explique pourquoi plus tard).
- Je suis avec la maîtresse me répond-elle.
Le groupe de la maîtresse, c’est celui des frites. Celui où l’on apprend à flotter et mettre la tête dans l’eau.
Et c’est là que je vous explique pourquoi j’espérais qu’elle soit dans celui des maîtres-nageurs.
Naïf que je suis, je pensais que les sorties piscine avaient pour objectif d’apprendre à nager.
Mais pas trop, non …
En fait, les enfants qui ont droit aux cours avec maîtres-nageurs sont ceux qui savent déjà nager.
Ce ne serait pas un chouille paradoxal cette histoire là ? Franchement ?
Imaginez la même chose appliquée à d’autres matières.
- Bon, les enfants, on va apprendre à faire des additions. Ceux qui savent déjà en faire vont avec la maitresse. Les autres, vous allez en récréation. Y’aura des frites.
Attention, j’ai conscience que c’est une chance pour nos enfants d’avoir accès à la piscine avec l’école. Je sais que tout cela à un coût, que c’est une organisation particulière, que les parents volontaires pour accompagner sont rares et qu’il est difficile de donner des cours de natation particuliers à un groupe d’enfants débutants. Je sais tout cela.
Mais je n’arrive pas à m’ôter de la tête qu’il y a là un paradoxe. Non ?
(Madame D. Je sais que le petit préambule n’était pas nécessaire et que vous avez beaucoup d’humour ;) Et, à l’occasion, je serais ravi de discuter avec vous de ce qui me semble être un paradoxe)


c’est pas faut … o_0
Alors là Mr The Cat MERCI car moi pendant les vacances j’avais appeler la piscine pour inscrire mes enfants à des cours de natation en stage pendant les vacs et là que me demande t’on??? Si mes enfants savent déjà nager alors toute bête que je suis je leur répond que non et là on me dit que les cours de natation sont pour les enfants qui savent déjà nager….!!! Bien évidemment je m’étonne et lui demande…très bien alors comment mes enfants pourront apprendre à nager si les cours sont pour ceux qui savent DEJA nager???!! c’est stupide!!! Eh bien tant pis mes enfants n’ont pas pû être inscrit à ces fameux cours, malheureusement étant une très mauvaise nageuse et ayant un peu peur de l’eau je souhaitais qu’un professionnel le leur enseigne pfffff qu’elle arnaque ces cours de pistoche!
Ah mais moi j’étais persuadée que les enfants qui étaient avec la maîtresse étaient ceux qui se débrouillaient le mieux… Ca me paraissait tellement logique… Bon ! Prochaine saison de piscine pour mon loulou n°1 ce sera pour 2013/2014 et il sera en CE2, je vais surveiller ça pour voir….
Yop !
Eh ouaip. J’ai pas appris à nager à l’école. Je me souviens avoir pédalé dans l’eau, fait la planche, mis la tête sous l’eau… Mais tout ça je savais déjà faire, j’allais à la mer tous les ans chez mon oncle, et ma mère me casait la piscine dans le jardin. (Et pis c’est dans la génétique maternelle, ya pas une flaque d’eau sans qu’on aille s’y baigner huhu).
Mais apprendre à nager… non. J’ai fini par apprendre seule, encore que je ne sache pas comment. mais je me déplace dans l’eau sans problèmes…
Ah ah ah Vive les paradoxes… Voici ma petite expérience perso : ma fille avait 5 ans et 11 mois, elle savait nager depuis presque 2 ans (enfance sous les tropiques, piscine 365 jours/an etc.); à la séance piscine de sa nouvelle école en France hexagonale, on lui a collé une ceinture de liège malgré ses protestations : moins de 6 ans, c’est obligatoire, et on n’a jamais “vérifié” sa capacité natatoire…
Sinon, je vous trouve gentil avec la maîtresse… De temps en temps les maîtresses, elles ne risqueraient rien à réfléchir un peu…
Peut-être sont-ce aussi les maîtres-nageurs qui devraient réfléchir… Je pense que les maîtresses, dans ce genre de sorties, sont un peu dépendantes de leur verdict… comme le montre le témoignage de Katimynie d’ailleurs !
Sa maîtresse réfléchit très bien. Je pense qu’elle fait selon les habitudes ou les contraintes.
Si je reprends ton paradoxe à mon compte “ceux qui savent écrire français, qui conjuguent correctement etc… Vous restez avec moi, les autres en récré y aura des frites!” je me retrouve seule dans ma classe à glander…. Ça va pas améliorer l’image des profs ce paradoxe!
Tu sais quoi ? et bien ici les maitres nageurs sont perchés sur le siège et pis c’est tout ! Ce sont nous’autres les parents qui faisons nager, passer, avec ou sans flotteurs les mioches d’ateliers en ateliers …………. ça fait 4 ans que j’accompagne ….. j’en peux plus ……
Pourquoi tu n’y va pas à la pistoche d’ailleurs ???
Quand j’allais à la piscine avec ma classe de CE2 CM1, je m’occupais aussi du groupe des enfants “qui ne savent pas nager”….
d’une part, les maitres-nageurs l’avaient décidé ….
d’autre part, il faut avouer que je ne suis pas une super nageuse!!! (on m’a appris à nager en me lançant dans le grand bain …. j’ai une certaine appréhension maintenant). Alors, apprendre à plonger ou à nager le crawl à des élèves alors que je ne sais pas le faire …. ce n’est pas terrible!!!! Il faut l’avouer: les instits ne savent pas TOUT faire!!!!
Mais, je comprends tout à fait le paradoxe et la déception….
Ah ben ici pas du tout pareil. Déjà, après une réflexion de cycle (je suis instit en cycle3 en ZEP) on a décidé que les nageurs feraient 1h de piscine et les non nageurs ou les craintifs 2h (1h le jeudi, 1h le vendredi). Donc le double de cours. Et les non nageurs complet vont avec le maitre nageur, l’instit prenant les craintifs.
Du coup, après les 10 semaines de piscine…Tous les CM savent nager!
Suffit de discuter…
Tout depend des lieux. Cette année, nous echangeons chaque semaine.
Il n’y a pas de règle absolue, chacun fait selon les consignes, son bon sens, les habitudes et parfois en concertation réfléchie avec l’équipe des maîtres nageurs, si si, ça arrive !
Si je peux me permettre, mettre les enfant peu à l’aise avec la maîtresse est souvent une plutôt bonne idée. En effet apprendre à nager c’est d’abord être rassurée et à l’aise dans l’eau, ensuite on peut aborder des points plus techniques… et pour rassurer la maîtresse c’est pas mal et ça fait largement moins peur que d’être avec le maître nageur !
Parole de maîtresse qui a été une élève terrorisée par la piscine à cause d’un maître nageur quelque peu brusque (il m’a juste poussé dans le grand bain à ma première séance parce-que je ne me décidais pas assez vite pour lui)
… ben déjà que je suis pas chaude pour que mon loulou aille à la piscine avec l’école : ils vont à la piscine de notre ville qui n’est pas couverte, et il suffit qu’il fasse pas un temps terrible, c’est juste l’occasion d’attraper un bon gros rhume, bon, d’ailleurs c’est souvent annulé pour cause de mauvais temps, je pense pas que le but soit de leur apprendre à nager ! …
Je demanderai plus de précision si ils finissent par en faire cette année !
Pareil pour moi ! Je préfère m’occuper des enfants les moins agiles dans l’eau ! Parce que les autres en savent déjà plus que moi !
Par ailleurs, les élèves aiment être avec moi et bien souvent j’en récupère du groupe du maître nageur parce qu’ils ont peur !
Nous faisons un tas de jeu pour les mettre à l’aise dans l’eau, avec une vraie progression et ma foi, ils évoluent et c’est déjà pas mal !
Par contre, nous expliquons dès le début de l’année que les enfants n’apprennent pas à nager avec l’école (pas notre spécialité !!!).
On sent la frustration, on sent le rejet… Un petit souvenir amer de vos études ou juste de la maîtresse de votre fille ? Parce que ça n’est pas très sympa pour les autres maîtresse ça !
maître-nageur, c’est un métier! et ce n’est pas celui des enseignants… c’est déjà pas mal pour la maîtresse d’avoir la responsabilité de ses 25 élèves dans l’eau…
N’empêche, les “petites” activités que la maîtresse organise permettent aux enfants pas très rassurés de se sentir à l’aise dans l’eau (petit ou grand bassin) c’est déjà bien non? ma fille de 5 ans est tout à fait à l’aise à la piscine depuis qu’elle y va avec l’école (alors qu’avec moi elle se cramponnait)
ne crachons pas dans la soupe, ce n’est pas sûr que la natation soit encore au programme scolaire dans qq années…
tout à fait d’accord. Que les parents insatisfaits viennent prendre en charge une séance… sueur garantie!
et là on a un autre paradoxe.
Les parents accompagnateurs doivent être capables de plonger pour rattraper le mannequin au fond de la piscine, alors que les enseignants eux-même n’en sont pas forcément capables …
mais d’accord avec les autres commentaires, pour rassurer les élèves et leur apprendre à se sentir à l’aise, il vaut mieux un(e) maître(sse) pas super nageur, qu’un maître nageur trop brusque
On en parlera au ministre, le jour où il aura réglé tout le reste …
Il n’y a pas qu’en primaire que ce paradoxe existe. Je vois que moi les premiers cours de piscine que j’ai eu c’était en 6eme. Autant dire tardivement. Et bien sachez que le prof comme les “maitres” nageurs passaient les 2h à papoter, pendant que TOUS les élèves (soit une trentaine) étaient dans le même bassin à faire des longueurs. Sachant ou non nager c’était la même chose: il faut se débrouiller. Ne sachant pas nager, cela a eu pour résultat de me coller une peur bleue de l’eau, car ceux sachant nager nous stressaient pour nous passer devant et par conséquent le stresse et la panique nous faisaient couler.
De mon point de vue la piscine ne devrait PAS être un sport scolaire (encore moins commencer dans les grandes classes), ou alors enseignée obligatoirement dès le CP pour pouvoir donner les bases à ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir y aller en famille ou d’apprendre à nager en dehors de l’école. Ca éviterait ensuite la peur panique des élèves de collège/lycée d’aller en cours de piscine ou la non évolution des enfants de primaire qui traineront ce handicap dans les classes suivantes. Mais malheureusement cela semble faire partie des mœurs françaises que de laisser les élèves trainer leurs lacunes…
Attention nous devons tout de même être capable de nager 50m ! lol
C’est vrai que je ne pourrais pas sauver un enfant… Au mieux il y aurait 2 noyés !
Bon je ne rassure pas les parents là….
Bonsoir Monsieur B,
C’est madame D ! Avant toute chose, cet article m’a bien fait rigoler ! En revanche, j’ai beaucoup moins ri en lisant certains commentaires laissés par les internautes. Il est bien triste de voir à quel point il est facile de juger et de critiquer les enseignants sans même avoir pris le temps de se renseigner sur le sujet évoqué!
Alors voici quelques explications sur “le paradoxe de la frite”, qui n’en est pas un !
Tout cet article repose sur le postulat que l’objectif de l’activité piscine en primaire est d’apprendre à nager. Mais ce n’est pas le cas!
Je vous passe la liste des compétences visées mais pour ceux que cela intéresse, allez donc lire le B.O (bulletin officiel) n°1 du 5 janvier 2012, page2.
Mr B, je me ferai un plaisir de glisser la photocopie des compétences dans le cahier de miniature N°1, dès demain! Hihihi… Bref, pour résumer, l’objectif principal
est que chaque enfant évolue dans l’eau sans crainte. A partir de là, la théorie du savant, de l’expert qui doit apprendre à celui qui ne sait rien s’effondre. (Vous savez l’histoire, drôle soi dit-en passant, des additions avec la maîtresse et des frites dans la cour de récréation.)
Histoire de bien me faire comprendre, je vais prendre moi aussi un exemple.
Prenons le cas d’un nourrisson qui pleure beaucoup. Qui sera le mieux à même de le consoler?
* L’expert, le pédiatre, qui l’a vu 2 ou 3 fois dans sa vie, lors d’un rendez-vous de 30 minutes? Il expliquera que d’après la page 24 du manuel du bon docteur, ça doit être l’incisive gauche de la mâchoire du bas qui le travaille.
* Ou bien sa mère (ou “son père”, je ne tiens pas à froisser Till the Cat !), pas forcément instruite mais qui passe ses journées avec lui, qui se lève la nuit pour le rassurer, le nourrir et dont il reconnait l’odeur?
Revenons à notre “frite”:
Eh..bien… compte tenu de l’objectif de l’activité piscine, c’est la même chose, cela a tout son sens que les enfants les moins à l’aise dans l’eau soient dans le groupe de la personne en qui ils ont le plus confiance.
Un enfant qui a peur ou qui n’est pas à l’aise dans l’eau osera, tentera beaucoup plus de choses avec sa maîtresse qui est dans l’eau et qui l’encourage plutôt qu’avec un inconnu en short qui lui donne des consignes au bord du bassin! L’enfant va progresser plus vite avec sa maîtresse car elle va travailler à l’aide de la confiance que l’enfant lui octroie et grâce au lien affectif qui les unit.
Enfin, je préciserais que (pour ma part en tout cas) je ne procède pas ainsi par habitudes ni par contraintes mais par convictions! Je travaille en équipe avec les maîtres nageurs, ils ne m’imposent rien.
Voilà, j’espère avoir éclairci un point qui semblait en chagriner plus d’un et aussi avoir démontrer à d’autres que les enseignants sont capables de réfléchir!!!
Bonne continuation Till the cat.
En y pensant, je ne connais pas une seule personne dans mon entourage qui aie appris à nager à l’école. Déjà, la maitresse est une maitresse, pas une prof de natation. Et apprendre à nager à un groupe d’enfant, ça ne s’improvise pas. Les familiariser avec l’eau, c’est déjà bien. Et comme partout dans l’éducation nationale, on a pas 36 instits pour le groupe, et donc on ne peut pas prendre en compte les différences interpersonnelles. Si tout les enfants qui ne savent pas nager en sortant de l’école primaire pouvaient au moins savoir lire et écrire correctement, il serait là, le progrès.
en même temps, pour apprendre à nager le mieux est de prendre des cours particuliers avec un maitre nageur.
Ça coute bien moins cher qu’une console de jeux et on peut rester en vie l’été.
J’ai moi aussi des soucis de paradoxe sportifs dans l’école de mes enfants. Dites nous madame D, quelle est la place du sport au programme officiel dans les petites classes?
Bonsoir Rodolphe,
Le sport a une place non négligeable même dans les petites classes!
Les programmes en maternelle sont divisés en 6 parties, le sport appelé “Agir et s’exprimer avec son corps” est l’une d’elles. Il n’y a pas de taux horaire déterminé, contrairement à l’élémentaire, mais c’est une matière importante car elle permet d’éduquer l’enfant à la responsabilité et à l’autonomie, en le faisant accéder à des valeurs morales et sociales (respect de règles, respect de soi-même et d’autrui).
Madame D.
A la base je suis réticente à ce que ma fille aille à la piscine avec sa classe. Notamment parce que cette année (elle est en CE1), elle va commencer à y aller… en plein hiver (février). On sait bien que les enfants sortiront de la piscine à moitié séchés, les cheveux et les chaussettes mouillés. Génial.
Pour la répartition des enfants entre groupes, je comprends bien que l’objectif n’est pas d’apprendre aux enfants à nager (de toute façon, ça me paraît impossible pour une seule personne de donner un cours de natation à 10, 15 voire 25 enfants en même temps), et je suis convaincue que l’activité physique et sportive est un élément absolument essentiel dans une scolarité, mais l’objectif “faire simplement des mouvements dans l’eau” n’a pas grand intérêt…
Quant aux cours individuels de natation dans les piscines municipales, j’ai tenté d’inscrire ma fille dans deux piscines, avec la même réponse : liste d’attente de plusieurs mois, et priorité… à ceux qui savent déjà nager ! J’hallucine !!!
Bonjour,
J’ai eu l’explication du paradoxe :
- n’importe qui qui a quelques notions de pédagogie peut apprendre à un enfant qui ne sait pas nager à appréhender l’élément liquide, comprendre qu’on ne meurt pas en mettant la tête sous l’eau…
- seul un maître nageur peut apprendre les bons gestes et les bonnes postures pour que l’enfant progresse en natation.
Pour poursuivre la comparaison avec les maths :
- il n’est pas nécessaire d’être agrégé de maths pour apprendre à un enfant à faire des additions,
- il est un peu plus compliqué si l’on n’a pas de solides compétences en maths de faire un cours sur les intégrales triples et autres joyeusetés de ce genre.
Je ne suis pas enseignant, juste accompagnateur piscine avec mes enfants…
Effectivement, que ça fait mal de lire certains commentaires… Etant également enseign
Oups… mauvaise manipulation, je recommence. Etant également enseignante, je me sens assez proche de Mme D. Je suis en charge de séances de natation depuis des années avec des p’tits loups de CP et de CE1. Je laisse les nageurs (ou presque) au maître nageur qui sait enseigner les différentes nages. Je n’ai pas cette formation. Mon rôle est de dédramatiser l’entrée dans l’eau, le passage sous l’eau… Certains enfants de mon groupe ont une peur viscérale à la première séance et quand je les lâche à la dernière et qu’ils sont capables de sauter dans le grand bassin (avec frite) et de faire une longueur, ils sont prêts pour aller dans l’autre groupe l’année suivante. Bien entendu, tous les enfants de mon groupe ont le même matériel. Certains n’ont pas peur et se débrouillent bien mais je gère parfois 12 enfants sur toute la longueur du bassin et je ne m’amuse pas à prendre des risques. Je pense que de nombreux parents râleraient également si on enlevait les protections qui permettent de travailler en toute sécurité. Mon but est de ramener tous les enfants à l’école et quand les maîtres nageurs nous parlent en début d’année de décès d’enfant en piscine, d’accidents qui sont déjà arrivés en séances, ça nous remet bien les idées en place sur le sujet sécurité. Quand mon p’tit loup ira lui aussi à la piscine, je serai bien contente de le savoir en sécurité. Mon objectif n’est pas d’avoir 00% de nageurs en fin d’année mais que tous les enfants progressent à leur rythme comme en classe.