Pour cette seconde édition des Interview Portnawak, j’ai le plaisir, la joie, l’honneur d’accueillir Marie, taulière du blog « Les Mamans Testent » !
Sous ce joli nom de blog se cache une redoutable plume qui n’hésite pas une seconde à tailler dans le vif des clichés bibouilloux.
Chez Marie, les bébés ne sont pas des miniatures mais des nains. Chez Marie, Tchoupi (le héro des tout petits) est analysé de façon pointue afin de dénoncer courageusement que, dans la vraie vie, ça ne se passe pas vraiment comme chez Tchoupi. Chez Marie, les articles sont longs ET bons. Chez Marie, il y a les fameux « Primi VS Multi » ! Des articles où le regard sur la parentalité diffère selon qu’on soit parent d’un ou de plusieurs nains (à mourir de rire).
Bref, Marie me fait beaucoup rire et, si vous ne connaissez pas encore son blog, courrez-y ! Vous ne serez pas déçus.
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Moi : Est-ce que tu penses que là, vraiment, ça suffit quoi ?! C’est bon
Marie : Ouais, merde. Je n’osais pas commencer comme ça, mais il faut bien l’avouer, ça suffit. J’espère que mes propos ne choquent personne mais vous devez bien admettre que vous ne pouvez pas être totalement en désaccord avec mon exaspération.
Moi : Dans quelle mesure crois tu vraiment que les L5 se reformeront un jour (à l’instar des Stones) ?
Marie : Rien que de lire la question, j’ai « Toutes les femmes de ta vie » dans la tête. Alors franchement, si les L5 pouvaient éviter de se reformer, ça m’éviterait de fredonner des trucs débiles qui me mettent la honte.
Moi : Pour toi, parent rime avec ?
Marie : Parent rime avec pou. Avec « Pourquoiiiiiiii ? Parce que c’est comme ça et puis c’est tout (et n’y reviens pas !)».
Parent rime avec compote pomme-banane et boudoir machônné-mouillé.
Parent rime avec « on va rentrer là, ils sont fatigués » et pipette de Doliprane toute collée au carton.
Mais Parent (attention minute niaise) rime aussi avec « ze t’aime » et « t’es la plus belle », avec moments de rigolade et « comment faisait-on sans eux ? ».
Moi : Pour faire avancer l’enquête, aurais-tu des infos à nous communiquer sur l’endroit où se cache Ornicar ?
Marie : Absolument pas mais je pense sincèrement qu’il vaut mieux laisser la police faire son travail. Dès qu’ils auront de plus amples informations, croyez bien que vous serez les premiers prévenus.
Moi : Where is Brian ?
Marie : Brian is certainly eating a piece of cake in the kitchen. D’ailleurs Brian should arrêter de se baffrer like a pig because sinon Brian will be fat and adipeux.
Moi : Es tu pour ou contre les dents ?
Marie : Je suis totalement contre surtout lorsqu’elles sont gâtées ou couvertes d’un morceau de salade mâché ou d’une miette de croissant baveuse. Ou quand elles poussent et que l’anneau de dentition est couvert de moisi au frigo et que le nain te mord le doigt plein de Dolodent.
Moi : Est-ce que tu as pris autant de plaisir à tourner ce film que nous -spectateurs – à le regarder ?
Marie : Je me suis éclatée tu veux dire. En même temps, avec un texte pareil, c’était du tout cuit. Pas besoin de refaire cinquante prises, pas besoin de réécrire les scènes un peu chaudes. Nan, vraiment, c’était du bonheur en bobine comme on dit dans le jargon.
Je vous souhaite de vous régaler. Cela dit, 4h30 de plongée au cœur d’une fabrique de tapis en poil de marsouin bio, ça ne peut qu’être du régal.
Moi : Concernant ton dernier article, es tu d’accord pour dire que c’est l’article de « la maturité » ?
Marie : Tu trouves ? Rhô merci, je suis touchée. C’est vrai que j’ai beaucoup évolué ces derniers temps, laissant de côté les sujets roturiers pour m’exprimer intelligemment sur des thèmes plus nobles. En fait, cet article c’est un peu le climax de mon écriture je trouve. J’ai su, à mon sens, manier la plume avec dextérité et légèreté. J’ai pu ainsi captiver mon lecteur et lui rendre hommage par une suite de clins d’œil culturels (qui n’étaient pas à la portée de tous, c’est entendu). Evidemment, je ne puis dire si mon prochain article sera aussi satisfaisant à lire, mais je me targue d’être devenue une écrivaine sage et réfléchie au style drolatique. N’est-il-pas ?
Moi : Et sinon, ça va toi en ce moment ?
Marie : Oui, écoute, plutôt pas mal.
Si on met de côté les nuits hachées et les « putain mais comment j’ai pu oublier que c’était ça – je te préviens c’est la dernière » (oui, je suis jeune maman).
Si on oublie les couches moisies et les siestes impossibles, les moments de tension (genre mettre le cosy entre deux sièges autos) et montagnes de linge (dégueu le linge).
Oui, ça va même carrément bien.
Moi : Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet choisirais tu pour partir à ta place ?
Marie : Alors là, quelle colle. Je te dirais bien mon portable pour être toujours joignable. Mais sans moi, il ne s’en sortirait pas.
Alors disons le Baby Cook. Qu’il puisse au moins se mitonner des bons petits plats en attendant d’être sauvé. Avec un petit pot de crème. Si le plat est trop chaud.
Moi : Si tu étais un animal, ce serait la loose, non ?
Marie : Tout dépend de l’animal, mon chien par exemple, est un pur labrador fort sympathique et peu crétin. Mais si j’étais un caniche abricot à manteau écossais en train de m’exciter sur un pied de chaise chez Mamie Simone, oui, ça serait la loose.
Moi : Est-ce que sucer un Mentos, c’est tromper une fraise Tagada ?
Marie : Je croque les Mentos moi. Alors je dirais que c’est plutôt comme tromper un Mi-chokos.
Moi : Plutôt Fromage ou Macramé?
Marie : Macramé au lait cru, définitivement. Surtout si je vais le chercher directement chez le petit producteur par cagette de 24. Au four, avec un soupçon de miel sur une tartine, c’est un régal. Accompagné d’une salade d’endives, bien évidemment.
Moi : Parmi ces 3 propositions, laquelle te ressemble le plus ? 1, 2 ou 3 ?
Marie : Sans aucun doute la 3. On aurait pu penser la 2, c’est vrai, j’avoue que parfois j’ai tendance à être comme ça. D’ailleurs moi-même, si je ne me connaissais pas si bien, j’aurais dit la 2. Oui, la 2 ça pourrait être moi. Alors que la 1, non, pas du tout, ça c’est clairement pas moi. On ne peut pas se tromper. Alors que la 2 peut prêter à confusion. En plus, si on y réfléchit bien, la 2 peut se comprendre un peu comme la 3. Mais bon, allez, on va dire la 3.
Moi : Si tu devais choisir une seule chanson à mettre dans ton MP3, choisirais tu une chanson d’Annie Cordy ou de René la Taupe ?
Marie : Je pense que je mettrais René la Taupe.
Peut-être que je dis ça parce que je ne connais pas René la Taupe.
Moi : Alors, ça fait quoi de perdre un peu de temps à répondre à des questions stupides ?
Marie : Ce fut un grand plaisir de perdre ce temps là pour toi. Maintenant, il me faut terminer mes courses sur Leclerc Drive rapidement si je ne veux pas que ma plage horaire soit saturée. Oui, ma vie est trépidante.
Et pendant que je répondais à tout ça, ma fille s’est endormie. La haute qualité intellectuelle des questions y est certainement pour quelque chose.
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Merci infiniment à Marie d’avoir joué le jeu de l’interview Portnawak ! Tes réponses, pour le moins pertinentes, ne laissent aucun doute sur ton affiliation au club des secoués du bocal. J’aime !
Notre prochain invité sera … Geneviève de Fontenay ! (enfin, peut être …)


C’est n’importe quoi, merci !
j’adore son blog aussi !! et c’est vraiment du n’importe quoi cette interview
lol
Ah, que j’aime ces ITW…..♥
J4adore son blog! Elle a un talent fou c’est dingue!
Et j’aime bien cette itw déjantée, c’est n’importe quoi mais c’est marrant!
Pour l’instant tes invitées sont super
Quel bon gout ce Til
N’importe quoi goûté, testé et approuvé.
(en moi réunies, ton âme-soeur, ton égérie, je suis tout’ les femm’, je suis tout’ les femm’ de ta vie)
J’adore ces interviews ! vivement Geneviève !
Zette > je ne te remercie pas, j’ai donc ENCORE la chanson dans la tête.
Oui, vraiment Till, quelle splendide ITW. Je me suis régalée.
T’es un chou. Pour un chat, c’est assez caustique.
Une interview comme on les aime! Pas mal la couche moisie..
je t’ai connu gràce à Mamanstestent.
Je persiste et je signe
Mouai, n’importe quoi !!
Je ne connaissais pas son blog, encore 1 semaine de boulot de perdu pour que je puisse rattraper mon retard. Monsieur Till, je ne vous remercie pas. Madame Marie, je ne vous remercie pas non plus.
Oh que je suis fan de tes interviews !!! Merci !
génial!!!!!!!!Je ne connais pas le blog de Marie, mais je vais aller y jeter un oeil rapido ( l’autre oeil surveillant quand même ma progéniture, assis dans le canap alors qu’il ne sait pas encore tenir assis!)
je viens d’aller sur le blog, j’ai trop rigolé!!!trop fort, enfin le progrès à du bon,qu’est ce que j’ai pu m’en farcir des cododos, inoubliables!!!!
Je viens de découvrir ce blog (le blog de Marie je connaissais déjà) grâce au chef d’oeuvre de la chanson française qu’est “Prendre des vacances sans gamin”.
Et… ce blog a l’air merveilleux.
Cela dit, je m’insurge. La “loose”, ça ne veut rien dire ! On dit la “lose”.
Non mais !