Il y a un peu plus de 5 ans, Mme the Cat et moi avons commencé à évoquer l’idée d’avoir un enfant.
C’était devenu pour nous une évidence, comme un déclic dans nos p’tites têtes. A partir de ce déclic nous avons mis en route le processus (ouais, en gros, on a arrêté la contraception et on est allé chez Jardiland pour demander des graines). Et puis, comme tout le monde, on a attendu fébrilement de savoir si les graines avaient trouvé terrain fertile pour se développer. Le premier mois on a bien sûr été déçus de voir que ce ne serait pas pour tout de suite, mais on savait bien que nos chances pour y arriver du premier coup étaient assez faibles.
Le deuxième mois même scénario. L’attente, le petit test de grossesse, la déception …
On a beau se dire qu’on ne veut pas trop focaliser sur ça, l’air de rien, plus les mois défilent et plus les questions naissent dans nos esprits. Est-ce que l’un de nous deux est « défaillant » ? Est-ce qu’on s’y prend mal ? Aurons nous la chance de voir un jour ce projet se concrétiser ? … bref, ça commence à cogiter sérieusement dans nos caboches.
Et puis un beau matin, le test de grossesse affiche un beau trait bleu synonyme de réussite. Je n’oublierai jamais la joie qui s’en suivit. Ca avait fonctionné !
Comme vous le savez, si vous lisez le blog régulièrement, la magie de la nature à opéré 2 fois chez nous. Mais pour certains parents (1 couple sur 7) les choses sont bien plus compliquées.
Je suis conscient de notre chance. Voilà pourquoi j’ai répondu favorablement quand on m’a demandé de relayer ici des informations concernant l’assistance médicale à la procréation (AMP).
L’agence de biomédecine lance une nouvelle campagne de sensibilisation et d’information sur l’AMP.
Selon les cas, différentes solutions d’aides à la procréation sont proposées : l’insémination artificielle et la fécondation in vitro sont les deux méthodes les plus connues du grand public. Mais parfois, les couples doivent également avoir recours au don de spermatozoïdes ou d’ovocytes (environ 6% des aides médicales à la procréation). Et pour que ces couples puissent avoir recours à cette méthode, il faut bien évidemment qu’il y ait des donneurs. Des centaines de couples sont actuellement sur liste d’attente.
Je crois qu’il est de notre devoir à tous de prendre un peu de temps pour réfléchir à cette question du don.
Oh ce n’est pas simple, je suis bien d’accord. Mais un petit tour sur le site http://www.procreationmedicale.fr/ vous aidera certainement dans votre réflexion.
Vous trouverez là bas beaucoup de réponses aux questions qui seront soulevées. Et pour les couples concernés par ce problème, vous y découvrirez soutien et accompagnement dans vos démarches.
Voilà, loin de moi l’idée de vouloir jouer les donneurs de leçon. Je pense sincèrement que le bonheur d’avoir des enfants, ce bonheur que j’ai connu deux fois, tous les couples qui le souhaitent devraient avoir la chance de le connaitre à leur tour.
Si vous souhaitez vous aussi relayer l’information en insérant, par exemple, les bannières sur vos sites ou vos blogs, rendez-vous sur
Sincèrement, vous aviez déjà réfléchi à cette question ?
Peut être connaissez –vous dans votre entourage des personnes concernées ?
On en discute dans les commentaires ? ;o)


J’ai des désirs d’enfant depuis 3 ans environ. Mais nous attendons d’avoir une (meilleure) situation avec mon homme pour nous mettre aux travaux pratiques… Mais c’est vrai que l’idée que cela soit impossible naturellement pour nous m’effraie beaucoup. Comme ce n’est pas un projet immédiat, ces questions me concerneront sans doute le moment venu.
Je souhaite bon courage à tous les couples concernés, c’est un dur combat à mener !
je réfléchis sérieusement au don d’ovocytes surtout depuis que je “fréquente” les blog de mamans qui en ont bavé…
et j’avais très peur de ça avant qu’on essaye l’homme et moi, j’ai pleuré comme une madeleine au premier test négatif et le mois suivant, le miracle!
gros coup de bol et ça devrait l’être pour tout le monde…
Le don d’ovocyte m’a tenté, l’homme (il me faudrait son accord) pour le moment n’est pas chaud, j’attends de murir encore l’idée mais le sujet me touche.
Je vous souhaite de réussir dans ce beau projet M Nelfah et toi !
Oui, le 2ème mois c’est déjà super bien ! C’est bien d’y réfléchir en tout cas. Bravo !
Et tu sais pourquoi ton homme n’est pas “chaud” ? (si ce n’est pas indiscret bien sur)
Je suis passée par le douloureux parcours de l’AMP il y a plus de 5 ans.
Je n’ai jamais eu si peur de ma vie, jamais pleuré autant à l’idée de ne pouvoir jamais donner la vie.
4 années à souffrir moralement et physiquement, 4 années de RDV, d’examens en tout genre, de stimulations, controles, analyses…
Après 3 IAC négatives j’ai finalement eu la chance de tomber enceinte dès la 1ère FIV. Enceinte ! grossesse ! bébé !
Rien n’était gagné, hyperstimulation pour commencer, suivi d’une amniocentèse, accouchement avec un peu d’avance..
3 ans + tard nous avons tenté un transfert d’embryons congelés, la bonne occasion pour expliquer à Enora comment elle avait été conçue..
Elle était même présente pendant le transfert ! échec.
1 an plus tard grossesse naturelle alors qu’on envisageait une nouvelle tentative….
Dur dur de repenser à tout ça… je jettrai un oeil au site
j’y avais réfléchi aussi après la naissance de mon premier. jusqu’a ce qu’on m’annonce pour l’envie du second qu’ayant les ovaires dystrophiques j’avais peu de chance de retomber enceinte rapidement. coup de massue, et traitement pour faciliter ovulation et compagnie, et là enfin enceinte du second, je sais que je pourrais pas faire ce don, car j’ai ce petit “problème” qui m’empeche d’aider d’autres parents.
même si au fond de moi j’aimerais les aider, mon corps en kit de chez Ikéa fait encore des siennes!
ça me désole de rester impuissante alors que si j’avais pu je l’aurais fait sans problème (avec ou sans l’accord de chérinou! na!) tout comme j’avais pas pu faire don de mon lait (mais ça c’est une autre histoire…)
courage a ceux qui passent par là, c’est dur d’espérer l’arrivée d’un petit bout qui ne vient pas!
Ca me dirait bien de donner des ovocytes, puisqu’apparemment je n’ai pas trop de pb de fertilité…. dans mon entourage, une jeune femme n’arrive pas à avoir d’autres enfants, elle a réussi à en avoir un après des années d’attente, et maintenant son couple part en sucette parce qu’ils n’arrivent plus…. alors si ça peut permettre d’éviter ce genre de bêtise; alors je fonce donner! Quand on aura notre tribu au complet, je le ferai certainement! Et avec plaisir en plus, et pas besion de demander l’avis de monsieur, c’est mon choix…. je voulais aider la personne en question et lui donner des ovocytes, si elle avait voulu… mais bon…. on verra!
Il y une limite d’age je crois pour donner ses ovocytes , j’ai reflechi trop longtemps , je n’ai pas vu le temps passer et c’est trop tard .
J’ai demandé au papa si il pouvait envisager un don de sperme , il m’a regardé comme ça : 0_0 , il y a encore du chemin à faire ….
Je suis actuellement enceinte de Bibou n°2, avec des grossesses à chaque fois survenues rapidement, et j’estime que cette absence de difficulté est une grande chance pour notre couple et pour notre famille.
C’est donc pour cette raison qu’il y a un an, avant de commencer la “mise en route” de Bibou n°2, j’ai donné mes ovocytes.
Pour les infos pratiques :
- il y a effectivement une limite d’âge pour donner (entre 35 et 37 ans selon les hôpitaux), et il faut avoir déjà un enfant ;
- au niveau médical, cela ne m’a entraîné ni désagrément (en dehors d’un ventre gonflé pendant la durée du traitement), ni aucune complication. Je peux en cela ne parler que de la façon dont le traitement s’est déroulé pour moi, mais dans la procédure de don, il y a un certain nombre d’entretiens préalables (médecin, psychologue,…), durant lesquels tout est très bien expliqué, et on peut faire “marche arrière” à tout moment ;
- la principale difficulté / contrainte dans le fait de donner ses ovocytes est surtout l’organisation, car il y a les mêmes contraintes que pour une FIV : faire des piqures tous les soirs pendant une période de 2 semaines ; pendant cette même période, il faut faire une prise de sang et une echographie de contrôle tous les 3 jours environ, la date de la ponction des ovocytes est déterminée en fonction des échographies (en gros, on sait la veille à 18h que l’on rentre à l’hosto le lendemain matin, pour seulement 1/2 journée d’hospitalisation).
Donc en résumé, il faut durant 15 jours se montrer très disponible, avoir nounou/papa/famille pour gérer ses propres enfants si besoin, et pouvoir gérer çà au niveau de son boulot (pour ma part, en l’expliquant à ma boss, elle n’avait aucun soucis à ce que j’arrive à 11h le matin car j’avais du faire une echo..).
Mais surtout, une fois le don fait, j’en suis ressortie avec une énorme satisfaction, l’impression d’avoir, avec très peu d’effort (quelques piqures dans les fesses, un peu la course pendant 15 jours, et une petite anesthésie générale light), avoir pu donner, avec un peu de chance à un ou plusieurs couples, un énorme bonheur..
Je comprends tout à fait que cela ne soit pas envisageable par toutes (donner ses gênes peut “gêner”, bcp de personnes dans mon entourage pensaient que cela faisait un lien avec les éventuels futurs BB, alors que pour moi, ce don s’apparentait plus à un don du sang).
Mais pour celles qui ont envie de le faire, n’hésitez pas, n’attendez pas votre “date de péremption”, prenez quelques minutes pour aller regarder le site internet, prendre rdv et enclencher le processus.. Car sinon, cela vient se rajouter à la liste de toutes les bonnes actions qu’on voulait faire mais que l’on n’a pas eu le temps de faire (aller donner son sang, ses plaquettes, courir pour le téléthon, et j’en passe…), car on a toutes bon coeur, mais on est toutes débordées !! Sauf que là, lorsque l’on a des enfants, on peut facilement imaginer les “résultats” de cette bonne action, et on se dit que cela peut vraiment valoir le coup !
j’ai de plus en plus de cas de couples qui ne parviennent pas à faire d’enfants (notamment de 2ème enfant) dans mon entourage. Le plus souvent, l’âge est en question, car c’est toujours statistiquement plus difficile de tomber enceinte à 38 ou 40 ans qu’à 25 ou 32. Il en résulte que ces femmes sont encore plus taraudées par la culpabilité, ce qui n’arrange rien à une situation déjà fort perturbante pour un couple.
On entend souvent le témoignage de personnes pour qui l’assistance à la procréation ne fonctionne pas et qui finalement arrivent à avoir une grossesse naturelle alors qu’ils ne s’y attendent plus. En tout cas, sacré parcours pour vous …
Merci pour ton témoignage Naelwynn
Le don d’ovocytes est anonyme Nolwenn. C’est comme ça en France en tout cas. Mais c’est bien d’avoir ce projet pour plus tard
Ah ah … j’imagine la tête de M’sieur G. Je dois avouer que cette question est tout de même assez perturbante … pour moi aussi.
Merci pour ce témoignage très complet Corinne. Ta concllusion est très juste … il y a tant de choses qu’on aimerait faire et qu’on laisse de côté pour des raisons plus ou moins valables.
J’imagine effectivement que ça rajoute encore à la culpabilité … On entend de plus en plus souvent parler autour de nous de cas similaires.
Merci pour cet article Till the Cat ! C’est super de ta part de faire la promo de ce type de dons nécessaire, mais mal connu !
Une précision qui n’a pas été mentionnée par Corinne : pour le don de sperme comme pour celui d’ovocyte, si le donneur vit en couple, l’accord de son conjoint est obligatoire (c’est la loi en France).
Merci à tous ceux qui se décideront à faire un don, c’est un vrai acte d’altruisme qui peut donner du bonheur aux autres.
Une remarque pour les Messieurs : même s’il est vrai que le prélèvement de sperme en laboratoire n’est pas glamour, le don de sperme est beaucoup simple à réaliser que le don d’ovocyte, alors lancez-vous !!
PS.
Age limite pour le don de sperme : 45 ans
Age limite pour le don d’ovocyte : 37 ans
Bonjour…Merci bcp pour cet article..je commence à découvrir -naivement- que la maternité ne me sera pas accesible….nous sommes en essai, depuis 1 ans, oh, j’ai bien conscience, que c’est peu de temps, mais j’ai 35 ans et mon cheri 62…le couperet est ombé, il ya 3 semaines: bien qu’il ait 2 enfants d’une précédente union, son age, ses pbs de santé réduisent sa fertilité et vu son age, on ne nous aidera pas car même si je suis encore jeune, on aide les couples “en age de procréer”…ma vie s’est arrêté, il y a 3 semaines, depuis, je chercher une issue, comme si j’étais dans un labyrinthe..la ve pê etre belle, mais pas toujours..
J’ai une connaissance qui après 9 ans de mariage n’était toujours pas enceinte alors qu’ils n’utilisaient aucune contraception. Après examen, il s’est avéré qu’elle n’ovulait pas. Elle ne voulait pas de l’assistance médicale et s’est dit : “on verra bien”. Puis, elle a eu le poste qu’elle visait depuis le début de sa carrière. 3 mois après sa nomination, elle s’est trouvée enceinte ! Inconsciemment, c’était sa manière à elle de lutter contre le modèle traditionnel imposé par son entourage familial. Elle n’en voulait de toutes façons qu’un donc la question ne s’est pas reposée.
C’est souvent le 1er conseil que donnent les médecins : “Détendez-vous, ne vous focalisez pas là-dessus, déstressez et ça se passe mieux”. J’en ai connu plus d’une pour qui cela a suffit.
Bonne chance à toutes les autres à qui la nature joue des tours plus compliqués.